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Mar. 23rd, 2015

Ce matin, on a pris mon Mug Shot

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6 500. C'est le nombre de tasses jetables consommées sur le campus à chaque jour.
325 (5%). C'est le nombre de tasses réutilisables pour acheter sa boisson chaude sur le campus à chaque jour. Ce nombre était de 65 (1%) il y a environ quatre ans.
2 000. C'est le nombre de tasses jetables détournées du site d'enfouissement depuis septembre grâce aux Matinées caféinées de l'Université d'Ottawa, qui vous offre une boisson chaude gratuite lorsque vous apportez une tasse réutilisable.*

À chaque fois qu'on me demande si je veux un café, je me pose deux questions:
- La première: Vais-je le boire sur place? Si c'est non, je me pose...
- La deuxième: Ai-je ma tasse réutilisable? Si c'est non je me pose...
- La troisième: Ai-je vraiment besoin de consommer une boisson chaude? La plupart du temps, sinon toujours, ce n'est pas un besoin réel, mais une envie, une préférence culturelle et sociale, et je refuse poliment.

Je prends l'occasion d'être ouverte: parfois, on insiste. Là, ça me rend inconfortable, parce que je sais que les gens seront inconfortables quand je leur explique pourquoi je ne veux rien consommer.

Eh bien, laissez-moi finir ainsi: cette année, j'ai dû détourner 360 tasses du site d'enfouissement. Les cinq tasses restantes sont celles où, après avoir répondu positivement à la question numéro 1, on m'a quand même donné une tasse jetable. :)

Ce matin, j'ai pris un Mug Shot. Je suis coupable d'utiliser une tasse réutilisable, et fière de l'être.

Aux Matinées caféinées de l'Université d'Ottawa, on vous échange un café, un thé, une tisane ou un chocolat chaud gratuit quand vous apportez votre tasse réutilisable. Elles ont lieu les lundis matins, de 8 h à 12 h au 2e étage du Pavillon de la Faculté des Sciences sociales (FSS).

Jun. 6th, 2014

Un hiver à Buenos Aires

Il y a deux ans que je n'ai voyagé à l'international et me voilà à Buenos Aires... en hiver. Alors qu'il fait finalement 30 degrés à Ottawa après un long hiver glacial, j'ai ressorti mon manteau d'automne, mes gants et ma tuque pour mes vacances en Amérique du Sud.

En général, le soleil le remporte sur la pluie, qui se montre parfois le bout du nez durant quelques minutes, bien qu'habituellement elle ne fasse que menacer les Portenos par de gros nuages gris.

Ce qui tue, c'est bien l'humidité. Comme à Ottawa, elle transperce jusqu'aux os. Accompagnée d'un petit vent, on regrette notre écharpe, nos petits gants ou notre gros chapeau de poils. Vous me demanderez pourquoi je ne suis pas munie de ces alliés toute la journée. Eh bien, avec le beau soleil qui bat des cils et vous envoute dans ce qui semble sont chaud manteau, ça donne envie de sortir en bikini.

À la maison, on est sauvé par le chauffage au gas. C'est le même principe que celui utilisé à St-Petersbourg pour chauffer l'eau de la douche. On voit la petite flamme bleue se mettre à danser et couper l'humidité avec ses mouvements de karaté.

Finalement, c'est un climat de rêve: la fraîcheur de l'hiver traîne main dans la main avec le soleil réparateur, histoire d'éviter les carences en vitamine D.

Dec. 10th, 2012

Une journée de congé dans mon quartier

J'ai passé les derniers jours à voyager ou en grande réflexion. Aujourd'hui, mon corps avait besoin de bouger. En cette journée verglaçante, une envie m'a prise d'aller me promener à l'extérieur avec mon appareil photo et de m'émerveiller. Il y a plusieurs trésors dans son quartier quand on décide de s'y promener.

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Un coeur gelé...

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Des lumières frigorifiées

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Une chaîne emprisonnée

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Des palmiers canadiens

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Ma préférée

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Paysage varié

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On revient au chaud se faire un petit brunch. 

Même si je peux faire des cauchemars en pensant aux décisions prises par notre gouvernement, il y a quand même quelque chose de beau que d'être Canadienne. Merci à ceux et celles qui à chaque jour pensent à l'impact de leurs décisions sur leur environnement. À la fin de la journée, on ne le fait pas que pour les autres. On le fait pour soi - pour boire de l'eau potable, manger de la nourriture venant d'un sol sain et respirer de l'air pur. Je me sens extrêmement privilégiée de pouvoir prendre le temps de m'émerveiller devant les beautés de la nature et de savoir que lorsque mes pieds sont gelés parce que je n'ai pas porté des chaussettes assez chaudes, je peux revenir au confort d'un toit et d'un bon repas. 

Merci à nos fermiers, à nos boulangers, aux cueilleurs de thé, aux poules, aux vaches, aux paquetteurs de bines. Y'en a du travail dans un repas et ça ne commence pas qu'à la cuisine!

Merci à ceux et celles qui plantent des arbres dans leur cours et qui les laissent grandir pour notre plaisir.

Merci, merci, merci pour cette belle vie!

Apr. 22nd, 2011

2e CP, Conférence sur le développement durable des Nations Unies

 
 

Lundi matin 7 mars. C’est avec le ciel bleu de New York que j’enfile complet, collants et talons hauts pour me rendre à deux pâtés de maisons plus loin, aux quartiers généraux des Nations Unies. Les travaux du Deuxième comité préparatoire (2e CP) à la Conférence sur le développement durable des Nations Unies commencent aujourd’hui!

Peu avant 10 h, tous les participants accrédités à l’ONU s’entassent dans la salle de conférence temporaire et essaient de se trouver un siège. On nous indique qu’il n’y aura pas assez de place pour les Groupes Majeurs et qu’une salle de débordement n’a pas encore été préparée. Des gens se tiennent debout, d’autres se faufilent sur les sièges supplémentaires habituellement réservés aux membres des délégations des États et des organisations internationales. Je m’assois dans la rangée des K, plein feux sur le centre de la salle et vue sur les membres du Secrétariat de la Conférence.

Je sors mon ordinateur portable et commence à prendre des notes sur www.piratepad.com avec les Jeunes sur les objectifs de la Conférence:

- S’engager de nouveau à créer des politiques pour faire avancer le développement durable;
- Évaluer les progrès et les lacunes qui ont découlé des Sommets de Rio (1992) et de Johannesburg (2002);
- Relever des nouveaux défis, tels que la crise économique et les changements climatiques.

Durant cette session de trois heures, les différents représentants étatiques ont expliqué leurs priorités face à ces objectifs. Plusieurs points se sont répétés et certains représentants parlaient au nom de différents groupes, preuve qu’il est possible de travailler ensemble pour atteindre ces objectifs.

Voici quelques points récurrents qui pourraient vous intéresser:
• La Conférence doit être ambitieuse et orientée vers la mise en œuvre d’actions concrètes;
• La mise en œuvre des décisions qui seront prises sera possible grâce à une grande volonté politique;
• L’inclusion de mécanismes incitatifs dans le plan d’action facilitera l’atteinte des résultats espérés;
• L’évaluation des réussites et des échecs à l’aide d’indicateurs est encouragée pour un processus réussi;
• Les responsabilités relatives à la gestion environnementale doivent être partagées entre les secteurs public et privé;
• Le respect des diversités nationales est nécessaire lorsque les États décident de leur cheminement économique;
• La création d’une feuille de route incluant des meilleures pratiques et des politiques pourrait servir de guide pour les étapes à prendre aux niveaux national et international;
• La création d’une économie bleue est encouragée par les pays dont l’économie dépend des océans. Cette économie promeut une meilleure gestion des ressources marines (bancs (stocks) de poissons, protection des coraux, lutte contre la pêche illégale et la surpêche, etc.) - cette idée est soutenue par l’Alliance des petits États insulaires et les États du Pacifiques;
• L’allocation de fonds prévisibles est demandée pour aider les pays en voie de développement à mettre en œuvre les accords internationaux sur le développement durable au niveau domestique.

Selon ces suggestions, lesquelles devraient être prioritaires pour le gouvernement canadien? Quelles décisions devraient être prises par le Canada pour s’assurer qu’il contribue adéquatement à ces priorités? J’attends vos réponses!

Marie-Pierre

Mar. 10th, 2011

Zéro déchet à New York: du «gorilla composting» aux troncs de brocoli crus!


En route vers le Canada, je trouve que je me suis quand même bien débrouillée pour vivre sans déchet à New York, surtout malgré le fait que la ville n’offre pas de service de compostage pour ses huit millions d’habitants. Voici quelques-unes de mes péripéties:

1- Vous pouvez voir ce que j’ai fait avec ma tranche de citron du restaurant indien sur vidéo ici.

2- Pour acheter une salade toute prête sans déchet, regardez ceci (à venir sous peu; la vidéo est avec ma copine).

3- Pour ce qui est de mes déchets organiques, je les ai compostés un peu partout en faisant du «gorilla composting»; c’est-à-dire que j’ai creusé un pouce dans le sol pour les y enterrer. J’ai rendu le sol heureux à Central Park et dans une plante-bande sur une rue au centre-ville.

4- Je me suis forcée à manger un brocoli, la moitié d’un poivron et un demi concombre crus parce que je n’avais pas le temps de les cuisiner, que je partais et qu’ils allaient probablement se perdre. Mmm, des pieds de brocoli crus! Quel merveilleuse texture caoutchouteuse! Disons qu'après tout ça, j'ai presque virée légume!

5- Défis: j’ai eu le malheur de laisser mes déchets organiques dans un contenant de plastique lorsque la femme de ménage est passée. Elle a tout pris avec elle. Aussi, lorsque je suis allée au restaurant indien, le cuisiner avait mis un papier en dessous de mon Naan pour en imbiber l’huile. Je ne crois pas que je pouvais le composter, donc je l’ai laissé aller. Donc, j’ai l’intention de récupérer mes crédits de carbone en faisant une bonne action de réacheminement des déchets - ça va être aussi simple que de me promener sur une rue et de ramasser ce qui traîne. J'ai déjà commencé et je compte le faire pour la prochaine semaine! Jusqu'à date, j'ai ramassé deux bouts de papier et deux tasses du Tim Horton's!

Marie-Pierre

Mar. 2nd, 2011

Un déchet, c’est bien. Zéro, c’est mieux!

Deux mois sans déchet? Rien de plus simple! On sort les contenants réutilisables et les sacs de toile, on fait un peu de recherche, on se dégêne et le tour est joué. Le truc: demandez et vous recevrez!

La première fois que Brigitte m’a dit qu’elle apportait son «Tupperware» pour acheter du fromage, j’étais en extase. Quoi? Un commerçant te donne du fromage dans ton Tupperware? C’est merveilleux! Alors, comme Brigitte l’a mentionné, j’ai posé la même question à un commerçant près de mon bureau, La Botega. On m’a immédiatement répondu «Yeah, sure, no problem!». Je n’aurais jamais pensé que ça serait si facile... Jusqu’à maintenant, on ne m’a jamais refusé mon contenant réutilisable.

Petite anecdote d’un défi survenu jusqu’à maintenant: alors que je déballais un nouveau savon que mon copain a acheté, j’étais vraiment impressionnée par l’emballage en me disant que c’était une superbe initiative de la compagnie que d’utiliser du papier fait à la main - c’était super joli et écologique tout à la fois; wow! Débarrassée du papier, qu’elle est la surprise? Le savon est bien emballé dans un plastique. Quelle mascarade écologique! Traitres déceptions!

En ce moment, je suis toujours à la recherche de papier de toilette emballé dans du papier. J’ai fait quelques épiceries, mais en vain. Auriez-vous des suggestions côté grande surface? Est-ce que je dois aller sur Bank? Herb & Spice, Arbour Environmental Shoppe?

Mon prochain défi: un voyage à New York dès demain. Je sors de ma zone de confort... Je vous reviens là-dessus!

Marie-Pierre

Dec. 3rd, 2010

L'itinéraire à vélo sur Google Maps à Ottawa et Gatineau!



Chers cyclistes,

Cet été, j’ai eu la merveilleuse occasion de me rendre à vélo jusqu’à une école où je travaillais située à l’ouest d’Ottawa. Au début, puisque j’étais incertaine de la localisation de l’école par rapport aux pistes cyclables, je décide de faire le trajet comme les voitures et d’emprunter les rues Sommerset et Richmond. Quel désastre: poussière, voitures, feux de circulation et paysage un peu trop urbain à mon goût... Après cette expérience, je demande les directions à deux-trois personnes et je reviens de l’école par la piste cyclable située le long de la Rivière des Outaouais. Je respire à pleins poumons, le ciel est bleu, les mouettes s’amusent et je retourne au centre-ville en aussi peu de temps que par la route!

Pourquoi je vous compte mon périple à vélo, pensez-vous? Eh bien, vous le savez peut-être déjà, mais le 22 novembre la Commission de la capitale nationale (CCN), ainsi que les villes d’Ottawa et de Gatineau ont dévoilé avoir été les premiers au pays à inclure leur réseau complet de pistes cyclables sur Google Maps! Oui chers cyclistes, nous n’avons pas seulement à choisir entre l’itinéraire en voiture (boucane, klaxons et feux de circulation), en bus (attente parfois un peu longue) ou à pied, mais nous avons bien l’itinéraire à vélo (pistes cyclables et voie réservées)! Pour ceux et celles qui hésitent à prendre leur vélo parce que vous devez regarder sur trois cartes différentes, votre vie sera maintenant facilitée grâce à cet engin de recherche. *Je vous invite à modifier les circuits en suivant les petites lignes vertes sur Google Maps puisque parfois ça va couper par la route assez rapidement.*

Pour en savoir plus sur ce que fait la CCN par rapport au cyclisme à Ottawa, je vous invite à suivre ce lien. Je vous recommande spécialement la présentation de Jan Gehl, architecte danois qui est venu nous parler de planification urbaine lors de sa visite à Ottawa en octobre 2010.

Pour ceux et celles qui font du vélo en hiver, Google Maps n’inclut malheureusement pas une option à savoir si les pistes sont déblayées ou non, mais on en a discuté à une présentation de la CCN, alors reste à voir!

Bon hiver,

Marie-Pierre

Jul. 18th, 2010

Le Planétoscope!



Vous êtes-vous déjà demandé combien un écolier consomme de crayons par an en moyenne? Eh bien selon Le Planétoscope, 15 milliards de crayons sont vendus par année dans le monde! Cela équivaut à 300 000 arbres. Je me demande combien de crayons sont achetés par les plus de 30 000 étudiant-es de l'Université d'Ottawa...

Tenant compte que nous avons une population mondiale de 6,8 milliards, ça nous donne 2 crayons et quelque par personne. Est-ce que nous utilisons vraiment autant de crayons par an? Combien sont égarés, mis à la poubelle, rongés par son chien (comme les devoirs, quoi...), volés par les écureuils ou encore simplement cassés par des élèves qui trouvent le temps long? Selon les statistiques, ce sont bien 15 milliards de crayons vendus. Je me demande combien sont utilisés jusqu'à leur fin ultime.

Alors la prochaine fois que vous utiliserez votre crayon, pensez-y à deux fois avant de le jeter parce qu'il n'a plus d'efface au bout ou parce que vous ne voulez pas vous lever pour aller l'aiguiser. En environ 15 minutes, 371 823 crayons ont été vendus.

Faudrait peut-être penser à acheter un pousse-mines les ami-es. Au moins y'a que les mines à rechanger. Ou vous faites comme moi, vous écrivez un carnet électronique en ligne au lieu d'écrire un journal sur papier...

Mar. 16th, 2010

Prévenez le Greenwashing!

La dernière année a bourgeonné de 'publicité verte'. À l'heure actuelle, les compagnies se font la compèt' pour tenter d'être les plus 'vertes' afin d'attirer la clientèle. On se bouscule pour écrire des trucs comme 'fait de produits naturels', 'biodégradable', 'nous vous offrons un produit vert', 'nous nous soucions de l'environnement', ETC. Tous ces mots apaisants pour le consommateur peuvent être catégorisés sous une pratique que l'on appelle la 'mascarade écologique' ou le 'Greenwashing'.

Terra Choice a publié son rapport intitulé 'Les six sept péchés de la mascarade écologique' (The Six Seven Sins of Greenwashing) où vous trouverez des trucs pour ne pas vous faire avoir par les compagnies qui tentent de vendre des produits en prêchant être aussi verts que des kiwis. Vous serez surpris pour ce que vous pouvez tomber...

Bonne lecture!

Marie-Pierre

Feb. 19th, 2010

Condoms pour la biodiversité!

En cette année internationale de la biodiversité...

"Cover your tweedle, save the burying beetle."

"Hump smarter, save the snail darter."


Ah ben gardons! Les environnementalistes se mettent à distribuer des condoms maintenant. Merveilleux.

Lors de la St-Valentin, le 'Center for Biological Diversity' a distribué 100 000 condoms partout aux États-Unis pour montrer la corrélation entre la surpopulation et son effet sur la biodiversité: plus la population est élevée, plus on consomme, plus on a besoin de matières, plus on pollue, plus ça affecte l'environnement des espèces.

Utilisez un condom, évitez la surpopulation... (hé ça rime!)

Même cinq personnes ont gagné des réserves de condoms à vie! Fou raide.

Pour en apprendre davantage au sujet des espèces en voie de disparition et rire un peu en lisant les slogans écrits sur les condoms accompagnés de photos, rendez-vous sur le site du Center for Biological Diversity (en anglais).

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